Livre IV · 2024

Enfants des rizières

L'intégration dans le Bourbonnais

Éditeur : Hòa binh
Année : 2024
Pages : 201

« Enfants des rizières – L'intégration dans le Bourbonnais » raconte l'histoire de la migration et de l'intégration d'une famille de rapatriés d'Indochine, après la fin de l'Empire colonial français en Asie du sud-est.

L'auteur témoigne, dans ce 4ème livre, de la poursuite du long parcours d'intégration, semé de multiples embûches, de sa famille venue des rizières du Laos et du Vietnam jusqu'en France, au Centre d'Accueil des Français d'Indochine à Noyant d'Allier ; à Moulins, dans le Bourbonnais, puis en région parisienne.

Peut-on devenir Français à part entière sans renier ses origines ? Peut-on être Français sans avoir des ancêtres gaulois ? En France, l'arc-en-ciel des cultures est-il un handicap ou une richesse ?

Extraits du livre

Chapitre 11

De la bassine aux douches publiques

« Donnant directement sur la porte d'entrée, la pièce de vie de 15m² servait à la fois de cuisine, avec un évier et un unique robinet d'eau froide, un grand poêle à charbon ; de salle à manger pour notre famille de neuf personnes ; de bureau pour les devoirs scolaires des enfants ; de salle de prière car sur le buffet trônait une statuette de bouddha au milieu de l'autel des ancêtres ; de salon pour accueillir les visiteurs ou les invités ; de séchoir pour le linge ; de salle de bain, dans laquelle les parents se lavaient quand les enfants étaient à l'école.

Et il fallut prévoir un roulement pour différencier les jours de bain des filles et des garçons dans la grande bassine qui servait aussi à faire la lessive. »

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Chapitre 30

La nostalgie des parents à Noyant

« Comment notre maman d'origine vietnamienne, âgée de 43 ans, analphabète, devant gérer une famille de sept enfants, s'était-elle organisée, adaptée dans les corons de Noyant, entre 1962 et 1967 ? Souffrait-elle de la nostalgie du pays natal ?

C'était une vie de transition, entre la conservation de certaines traditions vietnamiennes, lao, et l'intégration, l'adaptation progressive aux us et coutumes de la société française.

C'était ainsi habillée, comme la plupart des mamans rapatriées d'Indochine, avec son chapeau conique sur la tête, que maman alla, tous les vendredis au marché de Moulins, acheter des fruits, des légumes, des poissons frais et surtout des volailles vivantes.

Dans les corons, il y avait une économie parallèle, des caisses de solidarité, les tontines qui tournaient pour aider chaque mois, une famille dans le besoin. Fréquenter à la fois l'église et la pagode devient commun à Noyant ; l'intégration se faisant dans la tolérance et le respect des coutumes du pays d'accueil. »

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Disponible aux Éditions Maïa et dans les points de vente du Bourbonnais.